Église d’Hocquinghen

HOCQUINGHEN

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311 rue de l'église
62850 HOCQUINGHEN

À propos

Église Saint-Omer

Non pas que l’édifice soit difficile d’accès mais, pour les visiteurs étrangers ) la commune et à sa proche région, le chemin qui mène à l’église Saint-Omer ne se trouve pas aisément. Pour aider le promeneur dans sa tâche, le repère que constitue traditionnellement le clocher d’une église serait déjà un allié de premier ordre mais à Hocquinghen le clocher reste caché dans son îlot de verdure, à l’arrière d’un ancien corps de ferme ayant jadis appartenu aux seigneurs de la Follye.

Cette situation de l’église et de son presbytère, sur le penchant d’une colline, en plein cœur du verdoyant pays de Licques, représente déjà une raison essentielle à la visite d’un site fort agréable.

L’église est dédiée à saint-Omer, lequel évangélisa la région. Le chœur de l’église est voûté de deux travées d’ogives. Petit, très bas et très simple, il « doit » remonter au XVIème siècle, comme l’écrivait R.Rodières dans « l’Épigraphe du Pas-de-Calais ».
Toutefois des traces historiques généalogiques de la famille Follye mentionnent l’existence d’une cure à Hocquinghen et d’un seigneur de la Follye enterré dans l’église au XVème siècle. Des vestiges de cet édifice sont-ils encore présents dans le chœur?
En tout cas, Baugois de la Follye, 1447, est cité comme bienfaiteur de l’église ; les traces du premier curé connu remontent à 1536.

L’église est l’une des premières cures desservies par les moines prémontrés de l’abbaye de Licques. C’est la seule église de notre région qui possède un campenard abritant la cloche. Celle-ci date de 1897 et se prénomme Marie.
Son parrain fut l’Abbé de la Follye. Elle remplace une cloche plus ancienne qui se fendit le jour d’un enterrement.

Dans le cimetière, à droite en sortant de l’église, au milieu des tombes, une simple croix de pierre blanche aux bras trèflés rappelle la mémoire de Catherine Germain, mère du frère Benoit Caux, moine de l’abbaye de Licques, curé d’Hocquighen, décédé le 9 mai 1745.

Sur la gauche, on trouve les tombes des membres de la famille de la Follye, seigneurs de la branche artésienne d’Hocquinghen. Leur ancien manoir que l’on découvre au bout de l’allée face à la grille du cimetière, porte sur son pignon le blason de la famille :  » de sable à la croix anchrée de gueules ».

Toutes les tombes de la famille de la Follye sont du XIXème siècle, mais le plus ancien descendant connu, Marin de la Follye, décédé le 9 septembre 1629, est enterré avec quelques parents au sein même de l’église paroissiale.

A l’intérieur de l’église, en entrant à gauche, on remarque une niche renfermant un gisant représentant sainte-Philomène.

Cette Philomène aurait été découverte en 1807 dans les fouilles au Forum et son martyre est apparu en songe à une religieuse qui l’a ensuite décrit dans un livre.

La dévotion fut instituée à Hocquinghen à la fin du XIXème siècle, grâce à l’abbé Tétard. Le martyre de cette sainte est retracé dans chacun des vitraux.

Les six vitraux sont l’œuvre de l’atelier Bazin-Latteux. Un bénitier de marbre rose veiné a été offert par Norbert Frouart, ancien curé. Il date de 1662.

Une réplique exacte de celui-ci se trouve dans l’église d’Herbinghen. Les autels et les stalles des chantres ont été confectionnés par un habitant de la paroisse au siècle dernier. Il s’agissait de M.Baude-Banquart.
La chaire est datée du XIXème siècle, ainsi que le confessionnal.

Au milieu de la nef et à l’entrée du chœur, se situe la tombe du frère J.-B Martin, curé de la paroisse d’Hocquinghen de 1729 à 1732 où il décèda à l’âge de 33ans. C’est le seul moine de Licques a être enterré en dehors de l’abbaye.

D’après : « Trois-Pays, 17 clochers » édité par la Communauté de Communes Pays d’Opale.

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