Église Saint-Joseph
Il a fallu attendre 1766 pour que le hameau isolé de Bois-en-Ardres ait une chapelle et encore un siècle pour qu’il devienne une paroisse : en 1865, la gare toute proche de Pont d’Ardres venait d’ouvrir, la sucrerie Dewailly-Say commençait à « fabriquer », Bois-en-Ardres comptait 800 ou 900 habitants, l’église Saint-Joseph était en reconstruction.
L’audomarois Henri Libersalle, spécialiste du style néogothique, en a été l’architecte ; on lui doit aussi les églises de Landrethun-les-Ardres (1870) et Zouafques (1871).
L’édifice est en craie de Tournehem et en briques de sable ; les fondations dans ce terrain tourbeux ayant posé problème, la construction s’est faite en deux temps : le chœur et la nef en 1864-65, la tour en 1872-74.
La nef centrale, longue de 30m, large de 12 et haute de 8.50m du sol à la clé de voûte, est séparée des bas-côtés par d’étroites colonnes.
Le pavement est en marbre noir de Belgique ; mais l’allée principale, en marbre blanc, met en valeur le mobilier d’origine, tout en chêne sculpté : lambris, autels, confessionnal, chaire, chemin de croix, bénitiers… par les ateliers Colesson, de Wormhout.
Les vitraux, financés par des familles de la paroisse (les de Saint-Just, les Trouille…) proviennent des ateliers picards Lévêque et Latteux-Bazin.
Comme le vitrail central du chœur représentant la Sainte-Famille, les statues sont d’un style « sulpicien » typique de la période 1850-1920.
D’après : « Ardres au fil des rues » édité par l’Association Culturelle et Historique d’Ardres.