Église d’Écottes

LICQUES

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48 rue des Comtes de Limbourg
62850 LICQUES

À propos

Église du Sacré-Cœur

Petit hameau de Licques, Écottes est séparé du bourg par le bois de Courtebourne et par la vallée de la Hem.
C’est précisément à cause de cet éloignement par rapport au bourg et des difficultés des habitants pour se rendre aux offices que l’abbé de Montgazin fit construire en 1774, dans le hameau, une chapelle et un presbytère (l’abbé de Montgazin était grand vicaire de Monseigneur de Pressy, lequel consacra l’abbatiale de Licques en 1747 ).

En 1776, l’autorisation fut donnée d’y établir des fonts baptismaux et de bénir un cimetière.

Jusqu’en 1790, la chapelle fut desservie par un moine prémontré de l’abbaye de Licques. Puis pendant deux ans, elle eut un curé constitutionnel qui rendit, en 1793, ses lettres de prêtrise pour épouser une protestante et ainsi faire preuve de son « patriotisme ».

Érigée en vicariat en 1834, la chapelle du Sacré-Cœur devint succursale par ordonnance royale du 3 mai 1846.

Bâtie en pierres blanches extraites de la carrière toute proche, l’église fut agrandie en 1853 et en 1870 par l’érection du chœur et du clocher.

Entièrement construit en pierres, ce clocher est remarquable et unique sur notre territoire. Les travaux furent réalisés grâce à la générosité de la famille de Calonne-Courtebourne fut nommé parrain de la cloche fondue en 1861. La marraine était Madame de Blaisel.

Bien que hameau, Écottes possède son munument aux morts érigé sur la façade de l’église, à gauche du portail.

Dans le cimetière, la tombe la plus ancienne rappelle la mémoire de Pierre Misto, décédé en 1800 à l’âge de neuf ans. On y trouve aussi les tombes d’anciens curés dont celle de l’abbé Gruson, décédé en 1927, lequel avait été curé de la paroisse pendant 42 ans.

L’intérieur de l’église est curieux par certains aspects. On remarque tout de suite le retable qui occupe entièrement le fond du chœur. Il est en bois peint « chocolat » avec des réhauts dorés et date de 1853. Ce qui étonne parfois, c’est sa disproportion « par rapport à une si petite église, dans un si petit village ». Les deux statues en bois peint de la même couleur, aujourd’hui placées sous la tribune, proviennent vraisemblablement ce retable. Elles représentent la Vierge et saint-Joseph.

L’église possède également deux autels latéraux. Contre le mur gauche de la nef, sur l’autel de la Vierge, on peut admirer une statue en bois peint et doré du XIXème siècle représentant la Vierge à l’enfant : les deux personnages sont couronnés et la Madone porte le rosaire.

Contre le mur de droite, l’autel du Sacré-Cœur, sous l’invocation duquel est placée la paroisse, a été fabriqué visiblement pour être placé dans un angle qi n’existe pas dans l’église.

La chaire repose sur quatre curieux pieds chantourés qui semblent provenir d’autre part. Quant au chemin de croix, constitué de gravures encadrées, il porte des inscriptions en trois langues : le français, l’anglais et l’espagnol.

Peut-être est-ce pour rappeler le passage des armées de ces états au cours de l’histoire ? Les fonts baptismaux, posés sur des chapiteaux du XIIIème siècle, ont été classés Monument Historique en 1912.

On peut découvrir enfin, sur le devant de la tribune, un bas-relief rappelant le souvenir du marquis de Courtebourne et de sa première femme, née de Nédonchel. Il représente les blasons accolés des deux familles avec la devise : « Ad Majorem Dei Gloriam, Anno 1870 » qui veut dire « pour la plus grande gloire de Dieu, en l’année 1870 ».

D’après : « Trois-Pays, 17 clochers » édité par la Communauté de Communes Pays d’Opale.

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