Église de Fiennes

FIENNES

Nous contacter

rue de l'église
62132 FIENNES

À propos

Église Saint-Martin

Séparé de la plaine de Guînes par le mont qui porte son nom, le village de Fiennes était autrefois une des quatre châtellenies du Boulonnais. Pendant la Guerre de Cent Ans, c’est grâce à l’un de ses seigneurs, Robert, que le domaine ne tomba jamais sous le joug anglais.

Plus tard, en 1543, les troupes du roi d’Angleterre parvinrent à détruire le château du village, de même qu’elles pillèrent et brûlèrent l’église paroissiale. De cette église, il ne restait alors debout que le chœur du XVème siècle.

C’est autour du chœur de l’ancien édifice que l’église fut reconstruite à la fin du XIXème siècle. Elle est dédiée à saint-Martin et possède trois cloches : la grosse, Ienne ( ou Jeanne ) est la plus ancienne puisqu’elle date de 1679. Ella été classée Monument Historique en 1943.

La petite, Marie-Jeanne, a été fondue en 1830. La moyenne, qui datait aussi de 1830 et qui était fêlée, a été refondue en 1909 sous le nom de Louise Andrée Octavie.

Dans le cimetière, on peut encore voir de très anciennes tombes. Une urne funéraire rappelle la mémoire de Pierre-Joseph Loire, ancien desservant de Bouquehault, décédé à Fiennes en 1840. Contiguë au mur sud du chevet, une chapelle funéraire indique la sépulture de la famille du Soulier. Un écu ovale aux armes de la famille orne la prote en fer forgé du monument.

On remarque enfin sur les murs tout autour de l’église, des graffitis dont certains sont très anciens.

A l’intérieur, sous le porche, le sol est composé de cinq grandes dalles funéraires dont certaines sont posées face contre terre. Et sur le mur est accroché un christ en bois très mutilé qui semble dater du XVIIIème siècle.

On découvre ensuite une église très vaste, à trois nefs. Les murs du chœur sont recouverts de marbre de Lunel, matière qui compose aussi le maître-autel et la cuve des autels latéraux, tandis que les retables latéraux, qui datent du début du XIXème siècle, sont en bois blanc.

Les vitraux ont été réalisés à la fin du siècle dernier par les maîtres-verriers de l’atelier Bazin-Latteux. Seuls ceux du chevet sont figurés.
Ils représentent une scène de la Nativité, le Sacré-Cœur et la Charité de saint-Martin.

Dans l’église, on peut admirer deux toiles particulièrement intéressantes : sur le mur à droite du porche, « la présentation de Jésus au temple » avec le vieillard Zaccharie, toile du XVIIème siècle avec un encadrement plus récent ; sur le retable latéral nord, une toile du début du XIXème siècle représentant « l’Annonciation ».

Mais c’est surtout l’important statuaire en bois du XIXème siècle qui attire l’attention dans cette église.
Signalons tout d’abord le très pittoresque saint-Gangulphe dont la statue placée au centre de l’autel latéral sud a été classée Monument Historique en 1978.

Le pèlerinage qui était autrefois organisé en son honneur s’arrêta subitement quand le curé de la paroisse apprit sa véritable signification : saint-Gandulphe n’est autre que le saint patron des maris trompés !
Sur le même autel, on peut aussi admirer les statues en bois de saint-Pierre et saint-Eloi. Près de cet autel, sur le mur du bas-côté sud, l’ensemble en bois doré représente l’éducation de la Vierge par sainte-Anne, sa mère.

De l’autre côté du chœur, cinq autres statues en bois ornent l’autel lattéral sud ou autel de la vierge : il s’agit de la vierge de la médaille miraculeuse, deux anges adorateurs, la vierge à l’enfant et saint-Joseph.

Signalons enfin, sur le mur du bas-côté nord, la présence des statues de sainte-Catherine et sainte-Cécile, retrouvées par hasard dans un placard du clocher en 1977.

D’après : « Trois-Pays, 17 clochers » édité par la Communauté de Communes Pays d’Opale.

Nous contacter

rue de l'église
62132 FIENNES