Église de Bouquehault

BOUQUEHAULT

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62340 BOUQUEHAULT

À propos

Église Saint-Omer

À quelques kilomètres de Guînes, Bouquehault est un charmant petit village dont le nom signifie « Bois de hêtres ». Il possède deux hameaux qui étaient, avant la Guerre de Cent Ans, deux seigneuries du comté de Guînes : il s’agit des hameaux de Dippendal et de Montgardin.

Et c’est dans les carrières de Montgardin que furent extraites les pierres calcaires qui ont servi ) la construction de l’église du village dédiée à saint-Omer.

À son origine, l’église n’était que la partie haute du bâtiment. Ses murs étaient très épais pour pallier à l’absence de contreforts. Elle comprenait un chœur et une tour dont il ne reste aujourd’hui que la base.

Elle appartenait à l’abbaye de Licques qui la faisait desservir par un de ses moines. Sa construction remonte au moins au XVIème siècle. On y entrait par une porte unique dont on peut encore voir l’emplacement dans la muraille, côté sud.
Le seuil de cette porte se trouvait au niveau du cimetière. La base des murs était enterrée. Elle fut dégagée en 1676.

Cette haute église a la particularité d’avoir, au-dessus du chœur, une salle de refuge à laquelle on accède par un escalier logé dans la muraille. Dans cette « salle », on peut voir les restes d’une cheminée.
Le jour ne pouvait y pénétrer que par des ouvertures hautes et étroites, probablement en forme d’archères.

La partie basse de l’édifice a été construite plus tard, toujours au XVIème siècle, aux frais de la communauté paroissiale. La porte devait se trouver à l’emplacement de la chapelle baptismale et la lumière passait également par des ouvertures hautes et étroites.

Au début du XVIIème siècle, l’église qui avait été pillée et incendiée par des troupes ennemies, était un dans état de délabrement extrême. Il ne restait que quelques murs et la tour était écroulée. On entreprit alors de la reconstruire.
La reconstruction de la partie haute commença en 1626 : on refit la toiture et les voûtes du chœur ; le haut de la tour fut remplacé par un clocher en charpente ; on mit une nouvelle porte et on restaura la cheminée de la salle de refuge.
La reconstruction de la basse église fut réalisée en 1678-1679.

Quelques années plus tard, des travaux de modernisation furent entrepris et se poursuivirent tout au long du XVIIIème siècle. Les ouvertures furent remplacées par des fenêtres ; on perça une grande porte dans le fond de l’église et une sacristie fut construite.
À la veille de la Révolution, l’église Saint-Omer avait a peu près son aspect d’aujourd’hui. Seule la tribune et une chapelle baptismale furent ajoutées en 1852 et en 1859.

Enfin quelques travaux furent réalisés au XXème siècle.
En 1946, on transforma la première arcade afin de donner plus de visibilité en direction du chœur et, en 1947, on recouvrit les murs dégradés d’un enduit de mortier.

En entrant dans l’église, vous pouvez remarquer l’existence d’un bénitier en marbre veiné rouge du XVIIIème siècle et portant l’inscription « F.MAILLARD ».

Le mobilier de l’église Saint-Omer est particulièrement intéressant, notamment par son style et son origine ancienne. Dans le chœur, et occupant tout le chevet, on découvre un retable typique du XVIIème siècle, avec les colonnes torses enrichies de feuilles dorées, surmontées d’un chapiteau alliant le style corinthien et composite.

Le retable, à la gloire de Saint-Omer a été réalisé par Jean-Garret, maître-menuisier à Calais, et fut mis en place en 1689.
La chaire, dont il ne reste aujourd’hui que la cuve, date également de 1689. Elle est en chêne sculpté et était placée autrefois dans la nef.

Les fonts baptismaux, placés dans une chapelle spécialement conçue à cet effet, datent de 1860. Ils sont en marbre veiné rouge.
À noter la porte de la chapelle en chêne, finement ouvragée dans un style néo-gothique.

Une statue retient l’attention : il s’agit d’une sculpture sur bois très ancienne en forme de tryptique.
Elle représente sainte-Anne portant la vierge qui porte l’enfant Jésus. C’est une pièce très rare dont il n’existerait que trois exemplaires en Europe.

Les experts font remonter sa réalisation au XVIème siècle. On la découvre placée dans la nef, au-dessus de la première arcade.

Enfin, nous ne pouvons pas partir sans parler de la cloche : Marie Sophie Mélanie Ursule, mise en place en 1862 après refonte de la précédente qui s’était fendue en 1858.

D’après : « Trois-Pays, 17 clochers » édité par la Communauté de Communes Pays d’Opale.

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